Le journal Nouvelles Vagues a rencontré L’AREP – l’Association pour la Responsabilité environnementale de Paris III

[Par Emma Flacard et Maëleen Bonmarin]

(Version intégrale de l’article dédié à l’AREP (pour les contacter > voir en bas d’article). Retrouvez cet article dans sa version papier en page 7 du magazine n° 12 de Nouvelles Vagues disponible sur le campus de Paris 3 et à retrouver ici : nouvelles-vagues-numero-12)

Du 18 au 23 février 2019 se déroulait le Festival de la Création étudiante organisé par le Service d’Action Culturelle et le BVE. C’est dans ce cadre que nous avons retrouvé les membres de l’AREP qui tenaient un stand de sensibilisation à l’écologie dans le hall principal. L’occasion de discuter environnement et engagement, tout en dégustant de délicieux cookies vegans préparés par leurs soins.

Au fil des discussions avec les filles représentantes de l’association, plusieurs thématiques se sont imposées : le peu d’initiative environnementale de la part de l’université, la nécessité de réunir les étudiant.e.s autour d’ateliers, de groupes de discussions traitant du « problème environnemental », et le besoin de promouvoir une forme d’action directe, par exemple en organisant des départs groupés depuis Censier pour les « vendredis verts » (Manifestations hebdomadaires pour le climat, aussi appelées « Fridays For Future », majoritainement organisées par des étudiants).

Lieu de rencontre avec l’AREP lors du Festival de la Création étudiante organisé par le Service d’Action Culturelle et le BVE (18 au 23 février 2019)

En effet, la petite dernière des associations de Paris III (créée en octobre 2018) avait déjà tenu un stand de ce type le 30 janvier lors de la semaine de la Santé et du Bien-être et d’après Sophia Chhor, la fondatrice de l’AREP, « on n’a jamais mieux sensibilisé qu’en tenant un stand, c’est important et assez efficace pour aller à la rencontre des gens ». Elle a accepté de répondre à quelques questions et nous explique d’abord la naissance de cette très récente association.


Quand on demande à cette jeune femme engagée pourquoi elle a fondé l’association c’est avec une simplicité cinglante qu’elle raconte : « Je comptais m’engager en arrivant à Paris III, et je voulais absolument que ce soit dans l’écologie. Il y en avait une qui s’appelait “Les Colettes” mais elle n’est plus présente cette année sur le campus et je trouvais ça vraiment dommage donc je me suis dit : « On n’est jamais mieux servi que par soi-même ! » et j’ai créé mon association. »

Quelles sont les actions proposées par l’AREP ?

Si l’objectif premier est la sensibilisation à la cause écologique, l’AREP ne s’arrête pas là, et voit plus loin pour les étudiant.e.s avec « des actions, des partenariats, notamment professionnels » nous explique Sophia. « On souhaiterait suivre le Manifeste étudiant pour un réveil écologique (disponible ici) et donc permettre aux étudiant.e.s de s’insérer dans un milieu professionnel éco-responsable par le biais de partenariats et à terme proposer des stages, des alternances … afin qu’ils puissent s’engager dans leur vie professionnelle. »


En attendant de mettre en place ces projets d’avenir, la petite équipe – qui ne cesse de s’agrandir – en fait déjà beaucoup et prévoit d’en faire encore plus très prochainement : un vide-dressing prévu début avril afin de donner l’occasion aux étudiant.e.s d’acheter moins cher, de se faire un peu d’argent et d’attirer leur attention sur l’impact environnemental que provoque la consommation massive de produit textile qui est « une forme de pollution majeure étant donné qu’ils sont peu recyclés et le surplus le plus souvent brûlé au lieu d’être donné » nous rapporte Sophia. 

Dans le même esprit, l’AREP se lance dans un projet ambitieux qui se développe maintenant dans de nombreuses universités : la mise en place d’un système d’AMAP (Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne. Elles favorisent l’agriculture paysanne et biologique, et promeuvent les initiatives locales). Le Sor’Bio, nom donné à cette initiative, permettrait alors aux étudiant.e.s qui le souhaitent de bénéficier de paniers de légumes biologiques, locaux et de saison, de manière hebdomadaire (L’AMAP de Paris III proposera des paniers de légumes à 10 €, sous conditions d’un abonnement mensuel de 40 €. Il est aussi possible de diviser le panier en deux, en ne payant ainsi que 20 € par mois). 

Peut-être aviez-vous remarqué les bouteilles étiquetées « oui » et « non » sur le parvis ? Encore une de leurs initiatives originales, pour lutter contre la pollution provoquée par la consommation de cigarettes : le sondage à mégots. Adressant une question assez générale aux étudiant.e.s (par exemple, « Le capitalisme peut-il être écologique ? ») sur une feuille de papier, ces dernier.e.s doivent donner leur réponse en jetant leur mégot dans une des deux bouteilles, « oui » ou « non ».

Question posée par l’AREP aux étudiants de Paris III. © page Facebook de l’AREP

Les mégots, nous apprend Sophia, sont ensuite collectés et envoyés à l’association Green Minded, chargée de les recycler et de les transformer, par exemple en plaquettes de PVC pour la construction de bâtiments. D’autre part, l’AREP organise aussi des conférences, en partenariat avec l’association écologique de l’ENS Ulm et soutient les manifestations hebdomadaires pour le climat.

Promotion des « Vendredis verts »

Comment s’engager ?

Entre deux questions, Sophia Chhor développe sa conception de l’engagement écologique militant, et ce que cela implique. En effet, selon elle « il y a une différence entre être écolo et être militant. Tout le monde est écolo à sa manière, à son échelle, tout le monde essaye de faire ce qu’il peut, mais je pense qu’on n’est pas encore à la mesure de l’urgence climatique […] ». Entre boycott, astuces DIY, et diminution de la consommation de viande et de poisson, Sophia nous invite également à participer aux « vendredis verts », des grèves étudiantes qui appellent à lutter contre l’inaction gouvernementale face au réchauffement climatique. Pour elle « c’est important que Paris III soit représentée ». Des groupes de réflexion sont ainsi organisés les matins des manifestations, et un départ groupé est mis en place.

Les membres de l’association défendent aussi l’organisation de « die-in », des démonstrations lors desquelles des individus s’allongent sur la voie publique, simulant la mort pour symboliser la fin de l’ère climatique actuelle, de la vie telle que nous la connaissons.

Ce sont donc de belles initiatives dans le but de réveiller la conscience collective au sein de l’université, menée par une équipe chaleureuse et dévouée. Et si vous avez envie d’en savoir plus ou de les rejoindre, la présidente de l’AREP est formelle : « aucune expérience n’est requise, on encourage le plus de gens à venir nous parler, à s’engager ».

Pour contacter l’association : areparis3@gmail.com 

Page facebook : @Areparis3


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