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Encore un blocus à P3

4 décembre 2018. Paris 3. Blocus.
12h, Assemblée Générale (AG)
Krollan | Entre la lutte des étudiant.e.s étranger.e.s et la mobilisation des gilets jaunes, le lien est vite fait. La hausse des frais d’inscription, la taxe carburant : la vie chère en somme. Ces réformes semblent avoir le même objectif : nous précariser, tout.e.s. Et la réponse des étudiant.e.s aux attaques du gouvernement, c’est le blocus. Un blocus pour être tou.te.s au courant de la situation politique, pour s’organiser et pour se libérer du temps pour agir. Les motions contre la hausse des frais d’inscription ont été votées, celle du Conseil d’Administration (le 30 novembre) puis celle de l’AG étudiante (aujourd’hui). Le blocus est reconduit jusqu’à jeudi 12h où il sera ressoumis au vote.

Pendant l’Assemblée Générale un étudiant prend la parole. Il rappelle qu’être à la fac est une chance, une chance que nous ne devons pas perdre. Etudier devient un luxe que nous aurons de plus en plus de mal à nous offrir. Pourtant, nous savons que ne pas pouvoir étudier après le bac est synonyme de galère. Et aujourd’hui, les gens dans la galère, c’est en jaune qu’ils sont habillés. C’est vrai qu’on n’est pas d’accord avec toutes leurs actions, ni avec toutes leurs idées politiques. Mais Samedi 8 décembre, ce samedi, elles.ils seront encore dans la rue à se battre contre le coût du carburant, de l’université, de la vie en général. Et si on s’en donne les moyens, si on organise notre colère de manière constructive, elles.ils seront accompagné.e.s d’un cortège d’étudiant.e.s uni.e.s, et ça, ça claque !

Le gouvernement ne cesse de vouloir nous diviser. Il tente de montrer les gilets jaunes, et les étranger.e.s, comme des ennemi.e.. Mais : « Je ne suis pas un parasite », la réponse est claire. Elle est écrite sur la pancarte d’un étudiant étranger venu témoigner au mégaphone. Il explique que la vie à Paris, quand on doit étudier et travailler pour survivre, est plus compliquée qu’on ne le croit. Il n’est pas seul (cf : les vidéos-témoignages sur internet, ou nos camarades de classes, en France depuis peu, qui flippent de voir leurs espoirs se détruire) Je vous invite à directement demander à vos potes étranger.e.s.

Ok, super mais : et les exams ? Comme l’a dit une étudiante pendant l’AG, « faut arrêter les discours de culpabilisation ». L’administration a le pouvoir sur les partiels, elle peut les supprimer, les reporter. Elle peut trouver des solutions et devrait aider tout.e.s les étudiant.e.s plutôt que de se fatiguer à leur faire peur. Le problème ce n’est pas les partiels, c’est le gouvernement et l’heure est à la mobilisation. En réalité, blocus ou pas, ce n’est pas le plus important. Alors que tracter, prendre la parole en cours comme dans les discussions persos, se renseigner sur la situation politique réelle, aller en manif : là on tient un truc, non ?

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