Arts & cultures/Théâtre & spectacles

Paroles Gelées (théâtre)

Guillaume Collet, le 18/03/12

D’après l’œuvre de François Rabelais.

Mise en scène: Jean Bellorini.

Du 8 au 25 mars.

Au Centre Dramatique National de St Denis.

Théâtre Gérard Philipe.

57 bd Jules Guesde, St Denis.

Visuel du spectacle de Jean Bellorini, "Paroles gelées", d'après François Rabelais au Théâtre Gérard-Philipe à Saint-Denis, jusqu'au 25 mars 2012.

 

La compagnie « Air de Lune » rodée à l’adaptation de grands textes littéraires, s’attelle en deux heures  à porter sur les planches le style et la langue de Rabelais. Le Quart Livre plus précisément.

Treize comédiens se disputent sur scène les bons et les mauvais mots de cet auteur, figure mythique d’une joie de vivre ainsi que d’une ironie toute moyenâgeuse.

 

Si vieillesse pouvait . Faisant appel à de jeunes acteurs débordant d’énergie, le metteur en scène fournit un spectacle dynamique et vivifiant. Cette performance de jeu prend place dans une scénographie envoutante. Véritable machine à vision, « Paroles gelées  » séduit dès les premières répliques. On croirait l’auteur fait pour le théâtre, dépoussiéré. Chacun écoute, amusé, cette langue, aussi vulgaire qu’obscure qui, accompagnée de divers morceaux, fait alterner les rires et l’émerveillement.

 

Si jeunesse savait . Mais avec la deuxième heure et les effets scéniques, peut-être trop vite enchainés, une certaine lassitude s’installe. Certes, il  y a Pantagruel, sympathique géant, aux intestins aussi gros que sa bonne humeur, et Panurge surtout intrépide, jeune amoureux et bagarreur … mais bien d’autres encore, le frère Jean, la reine des andouilles, l’érudit. Tout ce monde parle, mange, parle, prend la mer, parle encore, livre bataille et tente de ne pas se noyer …

 

Or l’absence de narration claire rend le temps long … le spectateur a le loisir de penser, de prendre un peu de recul par rapport aux premières impressions,  de se demander si toute cette agitation autour du texte le révèle ou le dissimule encore plus. Si celui ci n’est qu’un prétexte snob pour un charmant poème visuel ou véritablement essentiel à la pièce.

La question reste en suspens.

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