Arts & cultures/Cinéma & films

Only God forgives

Myriam Bennezzar, le 28/05/12

 

Only God forgives.

Réalise par Nicolas Winding Refn

Sortie en salle le 22 mai 2013

Julian (Ryan Gosling) et Billy (Tom Burke) sont deux frères d’origine américaine vivant à Bangkok et travaillant dans les combats de boxe thaï pour couvrir leur véritable activité : le trafic de drogue. Lorsque Billy est assassiné après avoir violé et tué une jeune prostituée, Crystal la mère des deux hommes débarque à Bangkok et exige que justice soit faite. Son désir de vengeance la conduira ainsi que Julian à affronter Chang, un ancien policier sans pitié avec un sens de la justice carrément subjectif…

Beaucoup d’appréhension avant d’aller voir ce film qui a suscité de nombreuses critiques défavorables mais qui se révèle un film de qualité. On reconnaît ici très bien le style du réalisateur de Drive, qui reprend Gosling en tête d’affiche, Cliff Martinez pour la musique et oh ! Bonheur, nous fait découvrir une Kristin Scott Thomas absolument étonnante, à tendance incestueuse, complètement folle et sans pitié. Autre similitude avec « Drive », les non-dialogues de Gosling, qui n’a pas du se casser la tête niveau mémorisation puisque il dit trois mots. C’est d’autant plus surprenant car en sortant, même si on n’est pas une nana obnubilée par son physique, on se dit « il est vachement fort ce gars ». Il faut dire que tout lui sert à nous épater : musique, casting et surtout le décor : on vit dans le rouge sang des bordels de la ville, on a l’impression de pouvoir en palper l’humidité, on s’imprègne de la culture thaïlandaise, et on se mangerait bien un Pad Thaï : je vous le dit on s’y croirait à Bangkok ! Autre belle surprise, une BO qui colle les frissons (Cliff Martinez merci à toi) et un Chang épatant, qui brandit son sabre et calme tout le monde. Violence oui mais pas gratuite, juste très impressionnante mais cohérente étant donné que l’intrigue du film c’est une vengeance sans borne, et tant pis pour les conséquences. L’atmosphère est tout à fait prenante, oppressante quand il faut, gênante parfois mais tout y est très juste, dosé de manière à apprécier le résultat. Chapeau au réalisateur qui bien conscient de faire un film qui prend aux tripes, ne nous a pas pondu un long métrage de 2h15 mais d’une heure et 30 minutes. On en sort chamboulé, sans trop savoir si on a envie ou peur d’aller a Bangkok. Pour moi, LE film du Festival.

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