Arts & cultures/Cinéma & films

Blu(es) Jasmine

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Blue Jasmine

De Woody Allen

Avec Cate Blanchett, Alec Baldwin.

Par Guillaume Collet

Loin de sa ville de prédilection, le prolixe réalisateur, Woody Allen, place son drame à San Francisco où l’humeur et la santé mentale de son héroïne montent et descendent plus rapidement qu’un tramway sur les collines.

Chaque film de Woody Allen oscille entre la redite et la création. Cette fois, Blue Jasmine tient plus de l’innovation que de la répétition. Pourtant nous y retrouvons une narration décousue, fleurie de flash back, des couples qui se mêlent s’entremêlent, alors, où est la nouveauté ? Plus que dans son style, véritable institution, l’inédit semble venir de Cate Blanchett. L’homme aux lunettes construit son film autour de l’actrice australienne qu’il dresse en figure fantasmée de la très haute bourgeoisie, élégante et altière, mise à mal par son destin. Cate Blanchett se montre à la hauteur de ce rôle tout en paradoxe. L’un des intérêts du film est de suivre les brusques changements de son visage, son talent rendant crédible chaque tressaillement, chaque gonflement des yeux. L’actrice arrive à nous interpréter la beauté froide presque publicitaire et le vertige d’un mal être profond.

Variation sur les stigmates de la détresse psychique, Woody Allen nous livre une fois de plus un film à la morale sombre dont tout le plaisir est de suivre le parcours d’une icône brisée tentant de se reconstruire.

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