Arts & cultures/Cinéma & films

Me and Earl and the Dying girl

Yassine M., le 1er octobre

 Me and Earl and the Dying Girl

Grand gagnant du festival de Sundance 2015 Me and Earl and the Dying Girl innove dans le genre indépendant. On trouve à la réalisation Alfonso Gomez-Rejon qui est un habitué des séries (« Americon Horror Story », « Glee »…) et les acteurs Thomas Mann (vu dans « Projet X » ), Olivia Cooke (vu dans Ouija) et Ronald Cyler II.

me and earl

Comme son titre l’indique ce film n’est pas une histoire d’amour (« This is not a love story », titre américain), c’est l’histoire de Greg (Thomas Mann), jeune lycéen introverti et caricaturiste qui va devoir sortir de son univers pour aider la jeune Rachel atteinte de la leucémie. Greg est un garçon à part, il interagit le moins possible avec ses camarades. Il se contente de balancer quelques saluts et punchlines aux différentes cliques qu’il croise au lycée afin de ne pas s’impliquer mais d’être un minimum visible. Il ne fréquente qu’une seule personne au lycée, il s’agit de Earl qu’il connait depuis l’enfance. Pourtant Greg ne le considère que comme un collègue de travail avec qui il passe son temps à faire des parodies de grands films classiques.

Cette routine dans laquelle Greg se complait va être mise à mal lorsque sa mère va l’obliger à prendre contacte avec Rachel qui vient d’apprendre qu’elle a la leucémie. Malgré qu’aucun des deux ne veuillent partager la compagnie de l’autre, Greg fait en sorte de lui rendre visite régulièrement.

Avec le temps, Greg lui présente Earl qui propose de lui montrer quelques-uns des films que le duo a réaliser. D’abord réticent, le jeune introverti se laisse convaincre par son collègue de longue date et l’entrain de la jeune fille. Se met alors en place une dynamique de trio qui va affecter et bousculer la vie des trois jeunes lycéens.

Ce film est bien plus qu’un énième teen movie où le spectateur se voit assister au stéréotype de l’adolescent qui fait ses premières rencontres amoureuses. Il s’agit plutôt d’une œuvre à l’esthétique simple et dont le scénario permet une mise en scène rarement utilisée par les réalisateurs de films indépendants. La narration donne une liberté visuelle qu’Alfonso Gomez-Rejon a su s’approprier pour donner une réelle profondeur au montage. On retrouve d’ailleurs beaucoup de procédés utilisés dans le très reconnu (500) Jours ensemble, avec une chronologie apparente au début de chaque scène importante.

Me and Earl and the Dying Girl réussit à être drôle et ironique mais aussi très émouvant. Il peint avec subtilité la prise de confiance et de maturité de son personnage principal. C’est sans surprise qu’il gagne le Grand prix du jury et le prix du Public au Festival du Sundance 2015.

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