Arts & cultures/Expositions & musées

Enfer pour épileptiques

582154_une-femme-visite-dynamo-au-grand-palais-de-paris-le-8-avril-2013[1]Dynamo

Un siècle de mouvement dans l’art 1913-2013.

Grand Palais 10 Avril au 22 Juliet.

Guillaume Collet

Paysage de néons,  couleurs et perceptives trompeuses, Le Grand Palais nous propose une plongée dans un enfer pour épileptiques. Tous les artistes représentés nous entrainent à travers leurs œuvres immersives dans une exploration, une destruction, et enfin une création d’espaces inédits.

L’exposition Dynamo est intense pour l’œil et mettra l’esprit à rude épreuve, intense car elle s’étale sur plus de 4.000m2. Mais le spectateur n’est pas perdu dans ce désert culturel, il y a un rythme qui se dessine d’œuvres en œuvres, un parcours qui prend forme de salle en salle. Pas d’organisation chronologique mais des thèmes qui tournent autour des notions de couleurs, de mouvements, et d’espaces.

Plus que d’autres, ces œuvres invitent à se déplacer, à tourner autour d’elles pour faire varier leur dispositif visuel. C’est à chacun de trouver la bonne distance, l’angle adéquat pour s’émouvoir au maximum. On peut plisser les yeux devant une installation, la regarder très vite car elle nous agresse; ou rester plus longtemps, ne pas cligner et ainsi subir pleinement l’illusion, la déformation.

L’exposition demande une véritable implication du spectateur. Impossible de rester dans notre position si confortable de spectateur extérieur, nous sommes pris à partie.

Le commissaire principal d’exposition Serge Lemoine a mis pleinement le lieu au service des œuvres mais aussi des spectateurs. Après une introduction fracassante, haute en couleurs, le trajet se fait plus conventionnel. Les artistes que l’on rencontre sont plus anciens et connus aussi. Mais pas le temps de s’alanguir car reviennent très vite des mécanismes plus fous les uns que les autres pour un final fracassant.

En travaillant sur les limites de perception de nos rétines, avec leur capacité d’adaptation chaque œuvre semble à deux temps. La première vue et ensuite l’évolution, son impact sur notre regard. Elles poussent, pour qui s’arrêtent devant elle à la réflexion, à l’errance mentale, un début de métaphysique et de poésie.

Calme, douce, faite de trois fois rien, ou violente et grossière, Dynamo nous propose un parcours  émouvant dans une exposition intense.

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