lunettes 2.0

Fanchon Mayaudon-Nehlig (lauréate du concours étudiant des rencontres économiques d’Aix-en-Provence)

le 15 Août 2013

Nouveau Look :

 

 

Porter des Google-Glass ou comment risquer la brouille entre son oeil droit et son oeil gauche.

Cerveau gauche, Cerveau droit, on savait déjà que nos beaux encéphales disposaient d’aires spécialisées dans le traitement de l’information, et ne demandez pas à Google d’arranger ce fameux clivage !

fanchon

 

Imaginez, une fine et légère monture brillante en acier que vous vissez sur vos deux oreilles, une paire de lunettes banale dans laquelle se cache un dispositif unique: une petite caméra-écran fait fièrement face à votre oeil droit tout étonné.

 

La Google-Glass répond à vos sollicitations orales (en anglais uniquement), ordonnez-lui par exemple de mettre un peu de musique, et voyez s’afficher devant votre oeil votre playlist comme sur l’écran de votre ordinateur ou de votre smartphone.

 

Prenez également en photographie les gens qui vous entourent en toute discrétion, d’une simple pression sur la branche de vos lunettes ou d’une moins discrète injonction: « Take a picture ».

 

Le plus impressionnant est sans doute que votre oeil gauche reste, quant à lui, cantonné à ses archaïques fonctions, la principale étant de VOIR.

 

Bidouilleurs et autres geeks du genre, plus sérieusement appelés développeurs par Google, sont longtemps restés les seuls autorisés à acquérir une paire.

Désormais, le grand public, à condition d’avoir un peu plus de 1000€, peut s’offrir le luxe de disposer de lunettes permettant de « plus-que-voir ».

 

Cette pseudo démocratisation permet aux rêveurs d’envisager des usages plus sérieux de l’objet. La conférence CultureNum, sur l’usage des technologies et du numérique dans la culture, qui s’est déroulée cet été à Aix-en-provence, a présenté plusieurs de ces usages.

 

En effet, de nombreux espaces touristiques et culturels proposent leurs propres applications pour smartphone, la réalité augmentée a même fait son entrée au musée, mais ces innovations favorisent l’apparition d’un étrange syndrome – dit de la « tête baissée ».

Le visiteur ainsi équipé déambule dans les lieux, les yeux rivés sur l’écran de son téléphone portable.

 

Les Google-Glass apparaissent alors comme un outil à même de rivaliser avec l’omniprésent smartphone.

Reste donc à entrainer son œil droit à travailler seul, et à consoler le gauche de n’être qu’un organe de base.

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