Arts & cultures/Cinéma & films

Seul sur Mars, très seul

Yassine M, le 18/03/15

 

Seul sur Mars

 

En  la bande annonce de Seul sur Mars on avait des doutes, mais qu’importe ne nous laissons pas avoir par 2 min de trailer contre 2h21min de film. Pour son nouveau film, Ridley Scott a choisi une pléiade de stars : Matt Damon en premier rôle, Jessica Chastain, Kate Mara (l’intrépide journaliste dans la saison 1 de House of Cards), Chiwetel Ejiofor (12 years a Slave) et Sean Bean (non non, sa tête ne nous sera pas offerte à la fin du film).

imagseulsurmars

Seul sur Mars, c’est l’histoire d’une équipe d’astronautes envoyés sur Mars pour en récolter des échantillons et mieux connaître cette planète rouge. Seulement, une tempête martienne va mettre en péril la mission, et va obliger les 6 astronautes à regagner leur navette pour rejoindre la station Hermès en orbite autour de Mars. Sur le chemin de la navette, la tempête fait rage et la visibilité est extrêmement réduite. C’est à ce moment que Mark Watney (Matt Damon) est heurté et emporté par une installation de communication. Le commandant Lewis (Jessica Chastain) part en vain à sa recherche, mais doit regagner d’urgence le reste de l’équipe dans la navette pour quitter la planète.

Mark Watney est donc abandonné et laissé pour mort.

 

Pourtant celui-ci se réveille le lendemain matin, seul dans la poussière martienne. Il rejoint alors l’Habitat, que l’équipe avait construit pour mener leurs expériences. C’est là qu’il réalise la situation, livré à lui-même, il est voué à mourir.

Mais c’est sans compter sa volonté incommensurable à survivre. Malgré le peu de provisions restant, Watney, qui est – coïncidence – botaniste, va défier les lois martiennes et faire pousser des pommes de terres sur une planète où rien ne pousse.

 

Le spitch était bon, on l’accorde, mais le résultat final n’est pas du tout à la hauteur du sujet. En effet, pendant ses enregistrements vidéo, Mark Watney nous parle de l’insuffisance des provisions et de la nécessité de procéder par rationnement, le tout en mâchant de la bouffe. C’est simple, à chacune des vidéos, il fait part de ce problème de rationnement tout en mangeant, comme s’il ne faisait que ça. Réalisme et contradictions bonjour ! Au fur et à mesure que le film avance, on se demande pourquoi le titre ne serait pas Un Américain sur Mars plutôt que Seul sur Mars, l’astronaute ne fait que jurer et faire des blagues – pas drôles en plus – sur sa condition, et tout cela sur un fond de musique disco pop commerciale américaine. Grosse déception, avec tout cet éventail de musique, on n’a même pas eu le droit à un bon vieux Highway to Hell d’AC/DC.

 

Le film laisse très peu de place à la contemplation, composante pourtant indispensable pour tout film spatial digne de ce nom. Pas de bande sonore non plus, ou alors on ne l’a pas entendu sous les sarcasmes et jurons du personnage principal. Seul sur Mars ne s’appuie pas non plus sur ses acteurs, aucune performance n’est réalisée ou mise en avant. C’est à se demander ce que le réalisateur voulait mettre en avant. On est très loin d’Interstellar, ou de Gravity, qui laissaient le spectateur ébahit et en émotion devant des scènes de contemplations majestueuses, un scénario subtil et profond et des acteurs délivrant de véritables performances.

En conclusion, le dernier film de Ridley Scott se résume au type de film que vous allez voir au cinéma un dimanche soir parce que vous n’avez rien d’autre à faire et que vous avez une carte UGC illimité.

Fiche Technique :

Titre : Seul sur Mars (The Martian)

Réalisateur : Ridley Scott

Casting : Matt Damon, Jessica Chastain, Jeff Daniels, Chiwetel Ejiofor, Kate Mara, Sean Bean

Durée : 2h21min

Genre : Science-fiction

Nationalité : Américain

 

 

 

 

Une réflexion sur “Seul sur Mars, très seul

  1. Oui, un des reproches que j’aurais également à faire au film, c’est ce manque d’isolement et de sentiment pesant de solitude que devrait ressentir (au moins dix minutes, je sais pas) personnage principal. Je veux bien qu’il tente des expériences par instinct de survie, mais à aucun moment je n’ai eu l’impression qu’il prenait toute la mesure de sa situation. Il est quand même abandonné sur Mars. Niveau angoisse, c’est supposé se poser là. Mais non. Il a presque l’air de bien le vivre, zéro inquiétude sur ses réserves d’oxygène. Limite si on nous vend pas « L’histoire de l’homme le plus optimiste de l’univers » … C’est un peu gros.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s