Arts & cultures/Cinéma & films

Palmarès cinématographique de l’année 2016

Selon la rédaction de Nouvelles Vagues

(complètement subjective, pas du tout exhaustive)

Cinématographiquement parlant, l’année 2016 c’est l’année de sortie de Deadpool, de Batman vs Superman, de Doctor Strange, de Assassin’s Creed et aussi du Monde de Dori. C’est l’année du dernier Tim Burton, Miss Peregrine et les enfants particuliers, et du dernier Woody Allen, Cafe Society – mais ça c’est un peu tous les ans en fait. Le public a également pu découvrir la suite de pleins d’histoires – oui parce que dans la vie réelle, les histoires ne s’arrêtent pas comme ça, juste avec un générique, alors au cinéma on s’est dit qu’on pourrait faire pareil – comme celle de Kung Fu Panda, des Visiteurs, de Gostbuster, des Tuches, de Bridget Jones et aussi de Brice de Nice – même si il n’y a pas de 2 puisqu’il l’a bien évidemment cassé. C’est aussi l’année de The Revenant qui a permis à Leonardo DiCaprio d’obtenir enfin l’oscar du meilleur acteur ; c’est l’année des 8 salopards de Quentin Tarantino, de The Danish Girl de Tom Hooper  (avec Eddie Redmayne que l’on a retrouvé ensuite dans Les Animaux Fantastique), D’Ave Cesar  ! des Frères Coen, de Juste La Fin du Monde de Xavier Dolan, de Julieta de Pedro Almodovar, de la Tour 2 contrôle infernal d’Eric Judor, de Hibou de Ramzy Bedia … C’est aussi l’année qui a permis de découvrir que l’on pouvait apprendre à manier la force en deux coups de sabre laser, comme nous l’a démontré le tant attendu dernier volet de la saga Star Wars, réalisé non plus par Georges Lucas – qui prétendait pourtant ne pas vouloir vendre ses droits … – mais par J.J Abrams. Et l’année s’est terminée – comme elle a commencé – par une autre dérive autour du même motif avec un spin off – pour combler le manque à gagner ou la frustration du public, ou bien parce qu’il faut rentabiliser les droits au maximum – intitulé Rogue One et réalisé par Gareth Edwards. C’est vrai, je suis un peu mauvaise langue… la force s’est réveillée en fin d’année 2015.

Cette chronique ne parle pas de ces films. Et on en passe (et oublie) plein d’autres ; mais on voudrait vous en faire découvrir beaucoup aussi.

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Cette année, le film qui a séduit une bonne partie des rédacteurs de Nouvelles Vagues, c’est Moi, Daniel Blake, de Ken Loach – qui est aussi la palme d’or du festival de Cannes. Peut-être que la rédaction a un penchant militant gauchiste ? Estelle en parle comme d’un film produisant un maximum d’effets avec un minimum de moyens. Amira, notre rédactrice en chef s’accorde pour dire que c’est le film de l’année, Annie également – et elle a découvert le travail de Ken Loach avec ce film, donc il n’y a pas d’hésitation à avoir pour le voir !

10996595“À Caudebec, j’irai. Un appartement, j’en aurai un. Des copains, j’en aurai. Et j’vous emmerde !”

Toujours dans le registre des histoires sociales, Sarah place le film Willy 1er en tête du classement pour son charme alliant authenticité kitch et ascenseurs émotionnels. Sans doute plus drôle que l’histoire de Daniel Blake, celle de Willy présente tout de même une réalité parfois assez dure et peu souvent montrée au cinéma. Réalisé par un groupe d’étudiants fraîchement sortie de l’école de Luc Besson, ce film finalement assez fort est parfois difficile mais tout à fait charmant et absolument surprenant.

Et la rédaction n’est pas uniquement passionnée par les films d’auteurs qui disent apparemment pleins de choses sur la société ; et comme parfois il est dur de choisir, Mickaël place au top de cette année 2016 Zootopie produit par les studios de Walt Disney et Mademoiselle de Park Chan-Wook. Bon on vous l’accorde, Mademoiselle c’est quand même assez auteuriste ; Jean-Baptiste dit l’aimer pour sa puissance esthétique et sa littérarité poétique et le place également en tête de son classement.

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Enfin, le film de l’année selon Lucile était Carol réalisé par Todd Haynes : « Carol, c’est un peu le film de ma vie. Du rire, des larmes, de l’amour, du suspens, un road-trip et des obstacles. Une véritable fresque de ma réalité. » pour citer ses mots.

Pour ma part, je vous invite également à découvrir un certains nombres de films qui ont marqué mon année cinématographiquement, à commencer par Ma Loute de Bruno Dumont, dans la veine de P’tit Quinquin, une série qu’il avait réalisé pour Arte, qui est tout à fait surprenant. Ce film s’encre dans un registre très particulier – que l’on aime ou pas – qui donne une bouffée d’aire frais au cinéma français. Le Voyage au Groenland de Sébastien Betbeder est aussi une sorte de bouffée d’air frais au sens littéral du terme ; l’humour tendre de ce film fait voyager et rêver. Si vous préférez les pays chauds, je vous conseille La Loi de la jungle d’Antonin Peretjakto pour suivre les péripéties de la construction d’une station de ski en Guyane. Un film humoristique à tendance politique, tout comme Merci Patron ! ; mais le traitement du récit proposé par François Ruffin est complètement différent. Ce film a par ailleurs concrètement marqué l’année puisqu’il a plus ou moins provoqué la prise de la République. La place de la République, j’entends. Pour terminer dans les films politiques et sociales, Nocturama le dernier film de Bertrand Bonello qui traite de la souffrance invisible de la jeunesse d’aujourd’hui et Captain Fantastic de Matt Ross qui interroge l’éducation et la possibilité d’une vie alternative, apparaissent comme deux films incontournables de l’année 2016. Et si vous préférez vous détendre devant un cinéma un peu plus délurés, Moonwalkers et ses touches de psychédélisme, réalisé par Antoine Bardou-Jaquet, est sans doute la petite pépite de l’année.

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Mais le meilleur film de l’année (enfin selon moi) n’est pas un film ; c’est un film sur un film, mais pas n’importe quel film, un film qui n’a jamais été réalisé ; c’est Jodorowsky’s Dune. Ce making-of d’une heure et demie, réalisé par Frank Pavich, revient sur le titanesque et magnifique projet d’Alejandro Jodorowsky qui voulait adapter le livre Dune, un classique de la science fiction, au cinéma. On y découvre des story-boards, mais aussi des interviews de ceux qui auraient dû participer à ce chef d’oeuvre qui aurait, nous dit-on, révolutionné le cinéma mais aussi le monde entier. Jodorowsky vend littéralement du rêve à qui veut faire du cinéma ; la force avec laquelle lui et ses collaborateurs croient à ce projet est absolument magique et ce film fait de Jodorowsky’s Dune un classique éternel et pourtant invisible – mais peut être n’en est-il que plus grand ainsi.

Ainsi se termine cette rétrospective de nos meilleurs moments de cinéma de l’année 2016. Nous ne pouvons bien sûr par revenir sur tous les films qui ont marqué cette année – et puis on avoue : on n’a pas tout vu –  alors n’hésitez pas à partager avec nous votre palmarès de l’année 2016, à partager vos meilleurs ou pire moments de cinéma ou même à critiquer notre sélection. On espère vous avoir donné envie de voir (ou de revoir) certains films et toute la rédaction vous souhaites une très chouette année 2017 !

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