Arts & cultures/Littérature & philosophie

Une vie, un roman féministe ?

 

« Sois belle et tais-toi » : quel beau concept infligé à la femme depuis des siècles, occupée à la cuisine, à l’éducation des mômes, ou à la lecture…

Et encore, quand celle-ci ne la fera pas trop dangereusement réfléchir, sait-on jamais, elle pourrait penser par elle-même. Mais voilà que notre bon vieux Maupassant écrit Une vie en 1883 alors que ce précepte est omniprésent, et pourtant – quelle belle surprise ! – ce roman est extraordinairement… féministe ! Jeanne, du couvent, jeune fille pleine d’espoir, à sa mort, en passant par les trahisons d’un mari infidèle, la découverte de la sexualité plus que brutale, une nuit de noces désastreuse, loin du beau chevalier servant : une femme du XIXème quoi, sortez le Xanax ! Mais heureusement Maupassant nous montre de façon presque ironique, en s’immisçant dans l’intériorité de Jeanne, l’Humble Vérité, d’où le premier titre de son œuvre, sur la condition de femme, et sur le fait que oui, une femme pense, réfléchit, et éprouve des sentiments ; prenez-en de la graine messieurs ! Finalement, après lecture, on a envie de ne faire qu’une chose : militer toujours un peu plus pour la parité des sexes et la libération de la femme.

par Caroline Protat

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