Arts & cultures/Photographie

La Street Photo : revisiter le quotidien. Rencontre avec Robin Cassiau

Tourdille ∣ Raconter l’histoire, lier l’esthétique et l’instantané est le défi – osé – de la photographie de rue. 

Métro, Paris 

Zoom sur Robin, photographe normand installé à Paris, ancien étudiant en cinéma qui arpente les rues de Londres, Montréal, Paris, et tant d’autres, muni de sa caméra argentique. Il nous fait découvrir son quotidien, celui des autres et les visages du voyage. Il retranscrit en un cliché une ambiance, une personnalité, à mi-chemin entre l’art et l’anthropologie.

Robin nous offre, en captant des moments clés du quotidien de chacun, sa perception du monde qui l’entoure, ses émotions, ce qui le fascine ou l’émeut à sa manière : il lui suffit d’une image.

Saint Lazare, Paris 

  • Quel est ta définition de la street-photo ?

C’est plein de détails. Des détails ambigus parfois, des situations cocasses, suspendues dans le temps. Des détails qui, assemblés laissent aux gens l’opportunité de créer une histoire.

  • Quel sens donnerais-tu à tes photos ?

Je cherche à rendre compte d’une ambiance, d’un moment qui m’a touché. C’est le moyen que j’ai trouvé pour m’exprimer, et de peut-être toucher les autres aussi, c’est la photographie.

  • Quels sont tes endroits favoris, si tu en as, pour prendre des photos ?

Concorde, Opéra, Saint-Lazare. Ce sont des endroits vastes, il s’y passe plein de choses. Dans le métro aussi, il y a pas mal d’ambiances chromatiques différentes. Tous les parcs, les rues, les carrefours sont des endroits intéressants : pleins de choses surprenantes ou belles s’y passent. Partout où je vais il y a des photos à prendre.

  • Qu’est-ce qui capte ton attention quand tu te balades dans les rues ? 

J’aime bien les expressions corporelles, les visages, les mouvements du corps. Tout le monde en a, certains plus que d’autres. Comme les couleurs, les vêtements, les gens en disent beaucoup sans finalement ne rien avoir besoin de faire grâce à ses assemblages.

Bastille, Paris

  • La photo est-elle un moyen pour toi d’embellir ce quotidien routinier, de lui donner un autre sens ?

Je dirai que oui, ça embellit le quotidien puisque c’est le quotidien qui me touche, j’en fais des photos et j’espère toucher les gens avec ce quotidien auquel on apporte peu d’attention et qui est sublimé par l’instant photographique. C’est aussi une thérapie, c’est mon échappatoire et mon moyen de m’exprimer artistiquement, de me sentir en harmonie avec moi-même et d’aller vers les autres, dans leur espace. Je photographie les gens en m’immisçant dans leur espace personnel, ou alors je photographie une ou plusieurs personnes dans un espace partagé comme la rue ou le métro. C’est pour moi rendre compte de l’inimité d’une personne ou d’un groupe dans un espace donné. En parallèle avec d’autres artistes, nous développons nos propres thérapies et surtout notre vision du monde.

Marché de Jean Talon, Montréal

Pour retrouver et suivre Robin, c’est ici : 

http://robin.cassiau.free.fr/

https://www.facebook.com/cassiaurobin/

 

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