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« Crafting for change », le projet étudiant de solidarité internationale #2

Suite de la série consacrée à l’association SONU – Sorbonne pour l’Organisation des  Nations Unies, et à son projet « Crafting For Change ». Pour relire l’article précédent : https://wp.me/p2fo0K-1Ss

« Derrière l’étiquette ‘réfugié’ on peut découvrir une personne porteuse d’un savoir-faire, d’une expérience, d’une culture. »

Natalia Baudoin est une designer,  étudiante en pré-doctorat aux Arts-décoratifs de Paris tout en étant la responsable du Pôle Développement de l’association Sorbonne pou l’Organisation des Nations Unies SONU. Elle est la créatrice du projet « Crafting for Change » comme elle nous l’explique dans cette interview.

Vous êtes l’initiatrice du projet, pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ?
Le projet s’oriente vers la promotion de l’artisanat à travers l’adoption du design comme vecteur de développement d’activités productives.  Afin de réaliser cela, 3 ateliers liant étudiants en design et artisans seront organisés en France et en Argentine.

Nos objectifs sont promouvoir une attitude juste, respectueuse et horizontale entre les étudiants et futurs designers et les groupes d’artisans des deux pays concernés par le projet. Ainsi, nous souhaitons mettre en place un échange de connaissances et de savoir-faire entre les étudiants et les artisans enrichissant leurs pratiques. La finalité de ce projet sera de développer des produits de qualité issus de la collaboration entre étudiants et artisans.  A partir des expositions qui auront lieu à Paris et Buenos Aires, nous souhaitons ouvrir des voies commerciales pour les artisans et réfugiés dans le but de les aider économiquement et socialement.

Qui sont les principaux acteurs participant au projet ?
Les acteurs du projet sont les étudiants en Design, Arts et Médias de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne en France, les étudiants en Design de L’Université Nationale de San Juan en Argentine,  les étudiants en Design de l’Université Nationale de Misiones en Argentine. Il y a aussi le corps enseignant des trois universités et du Centre de Recherche Design et Développement CEPRODIDE. L’autre groupe d’acteurs est constitué par des artisans migrants et/ou réfugiés de la région parisienne, un groupe d’artisans vanniers de la province de San Juan en Argentine et un groupe d’artisans qui travaillent le feutre de la région de Misiones en Argentine.

Qui sont les artisans concernés par « Crafting for Change » ?
Nos artisans sont localisés dans les zones géographiques où se situent nos étudiants. Dans les deux cas Argentins, les groupes d’artisans concernés sont déjà en lien avec nos universités partenaires. Cependant le cas parisien est particulier. Nous cherchons des artisans qui, à cause de leur statut social  « réfugiés ou migrants » sont marginalisés. Afin de les contacter nous avons lancé un appel à candidatures auprès de diverses associations et institutions. Nous avons également fait une diffusion ouverte sur les réseaux sociaux.

Pour quelles raisons avez-vous voulu inclure des étudiants de Paris 1, Paris 3 et Paris 4 au sein même du projet ? Comment les étudiants intéressés peuvent-ils se manifester ?
Ce projet est porté par l’Association Sorbonne pour l’Organisation des Nations Unies. Elle  est implantée au sein de ces trois universités. Nous cherchons un très large éventail de compétences. Par exemple, nous cherchons des étudiants en Communication pour participer à la mise en place de l’exposition. Nous aimerions intégrer aussi des étudiants en langues pour participer aux ateliers afin de  faciliter la communication entre les étudiants en design et les artisans.

Les étudiants intéressés à la participation du projet peuvent nous contacter sur nos réseaux sociaux et à notre adresse mail dev@sorbonneonu.fr.

Au-delà même du projet, y a-t-il une volonté de sensibilisation pour les étudiants ? Quelles sont les valeurs défendues par « Crafting for Change » ?
Oui, nous souhaitons sensibiliser les étudiants à d’autres réalités, sociales, économiques, culturelles, mais aussi à voir au-delà des étiquettes. Derrière l’étiquette « réfugié » on peut découvrir une personne porteuse d’un savoir-faire, d’une expérience, d’une culture qui s’avère être extrêmement enrichissante. Nous défendons des valeurs humaines avant tout. Le fait de reconnaître la valeur humaine et affective dans l’altérité.

Le développement durable est une des valeurs véhiculées par SONU ; de quelle manière « Crafting for Change » le promeut ?
Le développement durable peut s’entendre de diverses manières. D’un côté, c’est tout simplement « se développer », grandir, s’améliorer et cela durablement. Le développement d’une activité artisanale a pour conséquence l’amélioration des revenus des personnes qui la pratiquent, permettant donc une amélioration de leurs conditions de vie.

D’autre part, l’idée de développement durable est fortement liée à l’écologie. En ce sens, nous souhaitons que les matériaux mis en place au sein de nos ateliers proviennent de la récupération. De cette manière, nous entrons dans la logique d’une économie circulaire, qui est aussi un vecteur de développement.

« Crafting for change » est le grand projet de cette année pour le Pôle Développement. De quelle manière les membres du pôle s’investissent-ils dans le projet ?
Nos membres actifs réalisent toutes sortes d’activités : de la levée de fonds, de la communication, entre autres. Ils essayent d’établir le contact avec des entreprises, institutions ou autres possibles partenaires, en France et en Argentine. L’organisation se fait de manière assez organique. Nous avons des listes d’activités à faire suivant les besoins du projet, chaque membre actif s’implique dans les activités de son choix selon ses disponibilités, ses envies et ses habilités. Les tâches se distribuent de manière équitable.

Existe-t-il un moyen pour les étudiants de contribuer au projet sans pour autant faire partie de SONU ?
Les étudiants peuvent nous soutenir dans notre campagne de Crowdfunding qui sera lancée le premier décembre. Ils peuvent aussi partager les informations de notre projet et de nos campagnes sur leurs réseaux sociaux. Le bouche à oreille est un outil très important. Sinon, de manière très concrète, ils peuvent postuler aux appels à candidatures qui seront lancés visant les étudiants en langues et en communication.

Propos recueillis par Maria del Mar Rodriguez et Juan David Londoño.

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