Arts & cultures/Cinéma & films

Hotarubi no Mori e

Daphné ∣ Une petite critique pour un petit film de 45 minutes d’émotions. Basé sur le manga de Yuki Midorikawa publié en 2002, Hotarubi no Mori e, est une histoire d’amitié entre deux personnes dont les vies deviennent inévitablement entremêlées alors qu’ils n’auraient jamais dû se rencontrer.

Une jeune femme se remémore ses étés passés chez son grand-père, près de la forêt de Yamagami, une forêt onirique et réputée pour ses esprits. Intriguée, la petite Hotaru, âgée de 6 ans, décide de l’explorer toute seule. Et c’est en se perdant qu’elle fait la rencontre de Gin, un jeune homme masqué. Il s’agit d’un esprit qui, comme les autres esprits de la forêt, ne peut être touché par un humain sous peine de disparaître. L’innocence d’Hotaru fait qu’elle ne peut s’empêcher de vouloir l’attraper. Emerveillée par cette rencontre, la fillette revient le jour d’après puis tous les jours qu’elle passe chez son grand-père.

L’histoire se focalise sur leur amitié qui grandit à chaque été. Les deux personnages attendent impatiemment que l’été revienne afin de se revoir. Cette relation amicale évolue au fil des années en amour. L’intrigue repose alors sur cette idylle impossible. Ils ne peuvent se balader en se tenant la main, s’enlacer, se caresser les cheveux, s’embrasser. Connaissez-vous beaucoup d’histoire d’amour où il n’y a rien de tout cela ?

Le charme, la simplicité et la douceur du film reposent sur ce lien qui unit les personnages. Un lien à la fois fort et fragile qui laisse, chez le spectateur, l’espoir de voir quelques petites déclarations, ou petits moments romantiques, mais en vain. Hotaru et Gin n’affrontent pas la réalité tout en sachant que leurs sentiments sont réciproques.

Cette interdiction et cet amour naissant nous préparent à une fin inévitable. Un événement – que je vous laisse découvrir – fait s’envoler doucement la peau blanche de Gin dans une lumière bleue. Et enfin, pendant quelques secondes, ils s’enlacent avant que son corps entier ne disparaisse. Il ne reste pour Hotaru que le masque, les souvenirs, et les lucioles de la forêt.

Ce conte poétique, réalisé par Takahiro Midorikawa, est sublimé par les paysages et les couleurs qui donnent vie à la forêt et son atmosphère sereine. En le visionnant, nous pouvons comprendre sa récompense en 2011, du Prix Mainichi du meilleur film d’animation, une cérémonie comparable aux Oscars du fait de son importance.

Hotarubi no Mori epeut paraître oubliable pour certains car c’est un conte simple, mais il peut plaire aussi grâce à son message d’amour.

 

Si vous souhaitez le visionner : https://www.anime-gate.com/animes-streaming/hotarubi-no-mori-e-01-vostfr

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