Arts & cultures/Musique

Monkey to the Moon : des musiciens normands à la conquête de Paris ! (1/2)

Delia Arrunategui ∣ Façonné par le vent venant d’outre-Manche, le groupe Monkey to the Moon captive avec ses mélodies intemporelles. Sa musique nous propose un voyage au cœur du Britpop des années 1990, mais avec une touche milléniale, qui donne à ce genre un tout nouvel air.

Nouvelles Vagues est allé à la rencontre de ces jeunes originaires de Lisieux au Studio de répétition Bleu – dans le 20èmearrondissement de Paris – pour une interview exclusive. Clément Barbier, le chanteur et guitariste du groupe nous attendait, et nous a accueilli avec un air charmant. Quelques minutes plus tard les autres membres du groupe : Martin Mabire (à la batterie),  Léonard Hazé-Bance (à la guitare), et Valentin Barbier (au clavier et aux percussions), nous ont rejoint.

Nouvelles Vagues : Quand avez-vous découvert votre vocation pour la musique et comment vous êtes-vous embarqués dans cette aventure ?

Martin : Pour moi ça a commencé quand j’avais 12 ans, j’avais comme habitude de taper un peu partout et je pense qu’à cause de ça mes parents ont décidé de m’offrir une batterie pour mon anniversaire. Je me rappelle encore, ce jour-là je n’avais reçu que des cadeaux un peu pourris ! J’étais sur le point de me résigner mais quand je suis arrivé de l’école, mes parents m’attendaient avec mon vrai cadeau ! Ça a été une belle surprise, même si ce n’était pas une superbe batterie, j’ai adoré ! Après, j’ai appris à jouer en autodidacte, jusqu’au jour où un professionnel de la batterie est arrivé dans ma ville. J’ai pris contact avec lui et j’ai commencé à prendre de cours. J’ai eu de la chance qu’il ait déménagée à Lisieux. Cette ville est tout petite et à part lui, il n’y avait personne qui pouvait m’apprendre à jouer de la batterie de façon professionnelle.  C’est aussi grâce à lui que j’ai eu mon premier travail en tant que batteur. Un jour, il m’a proposé de jouer à sa place pour un groupe qui avait un concert à Paris, j’avais la boule au ventre ! Mais j’ai accepté quand même, et bon c’est comme ça que j’ai commencé mon parcours en tant que musicien.

Valentin : Mon frère, Clément, et moi avons commencé aussi quand nous étions très jeunes. Il a choisi comme instrument la guitare, pendant que moi j’ai pris la batterie. Au debout on jouait pour se faire plaisir mais peu à peu nous nous sommes rendu compte qu’on avait un vrai intérêt pour la musique et pour la création. Clément a créé le groupe et je les ai rejoints ensuite.

Léonard : J’ai commencé à jouer de la guitare quand j’étais au lycée. J’ai revu il y a deux ans les Monkey to the Moon un peu par hasard, ils cherchaient un nouveau guitariste pour le groupe. Je les avais déjà croisés, à  Lisieux, nous fréquentions un lieu en commun, la salle de concert « La Double Croche », le seul endroit dans la ville où nous pouvions assister à des concerts et échanger avec les autres musiciens du coin.

Un groupe, plusieurs univers

Dans la salle de répétition l’ambiance est détendue et amicale, les quatre membres de MTTM font preuve d’une bonne camaraderie et d’une énergie contagieuse. Nous constatons que le groupe fonctionne de façon démocratique : tous ses membres ont le droit de faire des apports au moment de la création musicale.

Nouvelles Vagues : Avec quatre esprits créatifs, comment arrivez-vous à vous mettre d’accord au moment de créer des nouveaux thèmes ?

Clément : Pour moi, le plus important dans un groupe c’est de savoir d’où on part et où on souhaite aller. C’est primordial de pouvoir mélanger nos influences musicales et de voir ce que ça donne au moment de la création, d’arriver à concevoir quelque chose de nouveau, d’innover sur des styles déjà existants.

Nouvelles Vagues : Qu’est-ce qui a changé dans votre vie depuis que vous faites partie de MTTM ?

Clément : Nous avons tous des projets musicaux et artistiques à côté de MTTM, mais on fait de notre mieux pour se retrouver le plus souvent possible. Nos agendas restent ouverts pour les dates des représentations et pour les répétitions. Pour nous tous, le groupe est la priorité numéro 1. On essaie d’être toujours en contact, de faire le point sur les thèmes qui marchent dans notre album et dans nos concerts, nous cherchons à savoir ce que le public aime, pour continuer dans ce chemin, tout en voyant un peu plus loin. Je pense que Monkey to the Moon apporte beaucoup à notre vie, nous avons beaucoup d’expériences humaines, des anecdotes, des choses qui vont rester en nous pour toute la vie.

Un album à ne pas rater

Le 14 février 2018 le groupe Monkey to the Moon a sorti son premier album baptisé How Funny is it ? Onze titres qui véhiculent l’univers multiforme et l’énergie contagieuse de ces jeunes Normands. La voix magnétique de Clément Barbier ne nous laisse pas indifférents, et avec leur musique les Monkeys arrivent à nous emmener dans leur univers très particulier : celui de la mélancolie joyeuse.

Nous avons eu deux coups de coeur dans cet album : The Mugger Roved Around Your Room

et This Warlock Called Love, le premier single de How Funny Is It ?

Le clip de ce titre est un incontournable pour les amoureux des arts visuels, Peha Morin – le réalisateur – nous transporte dans un monde vintage au milieu d’une compétition de Rubik’s Cube, un jouet des années 1980 connu par tous et que certains considèrent comme un objet fétiche. Une vidéo originale et envoutante dans laquelle l’esthétique Geek et Kitch convergent parfaitement.

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s