Vie étudiante/Vie de Campus

L’interview Nouvelles Vagues #2

Syrine Chouaoui & Blandine Crété ∣ Vous l’attendiez ? La voilà ! Le 6 avril dernier, notre équipe a réalisé pour vous l’Interview Nouvelles Vagues #2 ! Nous avons reçu Nafissatou Sembene, étudiante en L3 à la Sorbonne Nouvelle. Elle nous raconte son parcours atypique et nous donne ses conseils pour concilier les études et une activité journalistique.

Nouvelles Vagues : Bonjour Nafissatou, tu étudies avec nous à Paris 3 cette année, mais avant ça tu vivais au Sénégal et tu as eu plusieurs emplois là-bas. Est-ce que tu peux nous en dire plus sur ce que tu as fait avant et nous parler un peu de ce que tu fais aujourd’hui ?

Exactement ! Cette année je suis en L3 Info-com à Paris 3. J’ai grandi au Sénégal et j’ai fait tout le reste de ma scolarité là-bas. J’ai passé un Bac littéraire, puis je suis allée dans une école de formation en journalisme pendant trois ans. Durant ma deuxième année, j’ai travaillé pour le site Internet d’un organisme de presse, où j’ai fait six mois de stage. Ensuite j’ai intégré la télévision en tant que journaliste reporter, puis je suis devenue journaliste présentatrice du journal télévisé.

NV : D’accord donc tu as commencé par écrire pour un site web ?

Oui je travaillais pour Senenews.com. C’était super, j’allais sur le terrain tous les jours, j’écrivais des articles, je faisais des reportages, je réalisais des interviews, des enquêtes… Je proposais des sujets tous les jours.

NV : Des sujets d’actualité ?

Oui concernant la politique, l’économie, les faits divers…

NV : Et c’est toi qui proposais les sujets ? Tu disais que tu étais en stage là-bas, ça veut dire qu’on te laissait carte blanche ?

Oui j’étais stagiaire mais j’avais le droit de proposer ce que je voulais. Parfois, on me donnait aussi des sujets incontournables. On me disait « Nafi il faut que tu en parles, il faut que tu ailles sur le terrain ». Mais souvent, je proposais des sujets parce que je trouvais qu’il fallait en parler. C’est comme ça que ça se passait : j’étais stagiaire mais j’avais une certaine liberté.

NV : Donc après ce stage pour le site web tu as fait quoi ?

Après ces 6 mois de stage, j’ai été à la télé où j’étais de nouveau stagiaire. C’était comme pour le web sauf que c’était la télé. La différence est que j’allais sur le terrain avec les caméramans. J’étais toujours journaliste reporter mais sous un format différent.

NV : Quel a été le format que tu as préféré ?

J’ai préféré la télé ! C’est d’ailleurs à la suite de ça que je suis devenue présentatrice d’un journal télévisé. C’est quelque chose que j’ai vraiment aimé faire et c’est la raison pour laquelle j’aimerai bien me spécialiser dans la télévision dans un futur proche.

NV : Tout ça, j’imagine que ça prend du temps, comment tu as fait pour concilier tes stages, ce travail et tes études ?

C’est sûr que ça n’a pas toujours été facile. Je travaillais de 8h à 20h, le matin j’étais sur terrain et à la rédaction, et l’après-midi j’allais à l’école. C‘était vraiment très serré. Je devais être à 8h à la rédaction, participer aux réunions du matin, et à 16h je partais pour l’école. A un moment c’était plus simple parce que ce que je faisais en classe je l’appliquais sur le terrain. Ça m’a permis de comprendre des cours par la pratique. Et parfois ça m’a permis d’avoir une longueur d’avance par rapport à mes camarades de classe. Mais c’est certain que travailler de 8h à 20h ça faisait beaucoup. Le temps que je rentre chez moi il était déjà 21h, il fallait bien que je me repose un peu, que je travaille mes cours et que je pense aux sujets à proposer pour le lendemain. J’avais le week-end pour travailler et c’est comme ça que j’ai réussi à m’en sortir. Mais c’est aussi un rythme que j’ai choisi. J’adore en apprendre toujours plus alors j’ai pris l’habitude de vivre comme ça, j’ai voulu foncer et aller au bout.

NV : Tu as fait une école, des stages et maintenant tu es à la fac. Quelle formation conseillerais-tu pour les étudiants qui veulent devenir journalistes ?

Je pense que ça dépend de chacun. Les deux sont bonnes, pour avoir fait les deux je peux le dire. En école on fait plus de pratique tandis qu’à l’université c’est plus général, mais c’est mon avis personnel, les deux sont complémentaires. Pour moi ça a été une expérience enrichissante. La fac, ça me permet de faire ce que je n’ai pas fait en école par exemple.

NV : Penses-tu qu’une formation dans le journalisme suffit pour réussir dans ce domaine ? N’est-il pas nécessaire d’avoir des contacts ou d’être pistonné comme on a tendance à le penser ?

Le secret c’est l’expérience. Tout se passe sur le terrain. Il faut pouvoir s’entrainer, faire des stages. Il ne faut pas non plus attendre, il faut essayer tout seul, écrire sur ce qui nous intéresse, même si on commence par un petit blog, un petit carnet. Il faut s’entrainer à l’écrit et à l’oral. C’est surtout ça le journalisme et c’est comme ça qu’on se démarque je pense.

NV : Quelles sont les qualités indispensables d’un journaliste selon toi ?

Je pense que l’essence même du journalisme c’est la curiosité. Un journaliste c’est toujours curieux, ça sait plein de choses, ça doit pouvoir maitriser son sujet et avoir une bonne culture générale. Il faut aussi savoir s’adapter très vite. Si tu pars sur le terrain, il faut vite repérer les bonnes personnes, repérer quelles images prendre. Il faut aussi avoir beaucoup de patience et surtout être passionné parce que ça demande beaucoup de temps et d’énergie. Ce n’est pas toujours facile d‘aller sur le terrain tous les jours, de chercher sans relâche des sources parfois pas évidentes à trouver.

NV : Donc cette année tu valides ta licence, et c’est quoi la suite pour toi ? Tu continues en Master ? Tu quittes la fac ?

L’année prochaine j’aimerais intégrer une nouvelle école pour faire une formation en journalisme reporter d’image. C’est quelque chose qui me plait et que j’ai déjà fait. Mais ce n’était pas moi qui utilisait les caméras. Je voudrais être celle qui écrit son papier qui traite son sujet, et en même temps qui fait le montage. J’ai envie d’approfondir et de mieux maitriser les outils. Enfin tout faire de A à Z et participer à toutes les étapes ! Être une journaliste super complète quoi !

 

La formation de journaliste t’intéresse ? Tu as envie de t’entraîner à écrire ? De publier tes articles ? Tu peux rejoindre l’équipe Nouvelles Vagues dès à présent et devenir rédacteur pour le journal des étudiants.es de Paris 3.

Contacte-nous à : journalparis3@gmail.com

 

 

4 réflexions sur “L’interview Nouvelles Vagues #2

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