Vie étudiante/Vie de Campus

Lusophonie et francophonie : encore une croisée des chemins ?

Albien Gakegni ∣ Ce jeudi 14 juin 2018 s’est tenu à l’Institut du Monde Anglophone, un colloque sur le thème « Populisme, Réfugiés et Immigration », organisé par Isabelle de Oliveira, Directrice à la Sorbonne Nouvelle.

Dans une atmosphère conviviale, différents intervenants ont partagé leurs richesses intellectuelles avec un auditoire composé en majeure partie d’enseignants-chercheurs, d’étudiants et de responsables politiques. Venus d’espaces géographiques très différents, ces acteurs et penseurs de la migration ont brillé par une volonté unique de faire converger les visions du monde face à la question du flux migratoire.

Si les institutions internationales délivrent des informations qui servent de référence à l’ensemble de la communauté mondiale, il n’en demeure pas moins que certaines réalités restent enterrées ou simplement non révélées. Par exemple l’origine de certains peuples de l’Inde appelés les Tamouls. Et si pour le commun des mortels les populations des Antilles viendraient tous de l’Afrique, une révélation surprenante faite par le professeur Douglass Gressieux a permis de faire découvrir au public la présence de populations d’Inde dans les Caraïbes.

D’après lui, après l’abolition de la traite négrière en 1848 par Victor Schœlcher, les propriétaires des plantations ont procédé par un recrutement pour le maintien de leurs activités de production. Il s’agissait principalement des indiens appelés des « engagés » qui signaient volontairement un contrat d’une durée de trois ans. Malheureusement à la fin de cette période de travail, ceux-ci ne sont jamais retournés dans leur pays d’origine. Ce qui expliquerait la diversité de la population des Antilles constituée à la fois par les anciens esclaves venus d’Afrique et les volontaires indiens sollicités par les entrepreneurs européens.

La migration dans le monde est devenue un phénomène qui touche tous les blocs communautaires de l’Afrique aux Amériques en passant par l’Europe et l’Asie. La mondialisation a pourtant permis la percée des frontières vers l’autre ; mais cette réalité, qui a convaincu l’humanité de la parfaite cohésion sociale, a connu plus tard la mise en place de lois qui réduisent désormais la mobilité de certains individus. On citera entre autres l’exigence de passeport, du visa, et une situation sociale de qualité, pour entrer dans les territoires étrangers ; notamment pour émigrer des pays du sud vers ceux du nord. Limitées aux déplacements dans la sous-région, ces populations pauvres se sentent contraintes de développer un esprit communautariste pour survivre face au blocus qui leur est imposé.

Les guerres et la pauvreté dans certaines parties du monde ne sont plus que des causes secondaires de l’immigration. On assiste désormais à l’apogée d’une politique raciste et à un protectionnisme très ressenti. Ce qui explique aujourd’hui la naissance spontanée d’ONG qui viennent en aide aux personnes en détresse et redonnent sens à la vie dans certaines localités. Une véritable bataille se lance aussi contre toute politique discriminant les basses communautés en les réduisant à des clichés indignes.

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