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Dans les coulisses du Festival À Contre Sens

Annie Welter | Du 20 au 24 novembre se sont déroulées les auditions pour le festival À Contre Sens, organisé chaque année par l’Association Théâtrale des Étudiants de Paris 3. Ce mardi, Nouvelles Vagues s’est glissé dans les rouages de l’ATEP3 et du Festival, et a assisté de façon privilégiée à quelques auditions – récit. 

Le festival À Contre Sens se déroulera cette année du 14 au 28 mars 2018. En 2017, plus de 20 projets ont été présentés avec plus de 50 représentations en deux semaines : c’est dire l’organisation qu’un tel événement demande ! L’association ATEP3, qui fête en 2017 ses 58 ans (!) porte ce festival depuis 2008. Cet événement théâtral majeur de la Sorbonne-Nouvelle constitue un tremplin important pour de nombreuses compagnies étudiantes, que ce soit leur premier projet ou qu’elles soient en passe de se professionnaliser.

Chaque compagnie participante a déposé un dossier détaillé de son projet : ambition théâtrale, budget, justifications scénographiques, choix d’interprétation, photographies, extraits, … Le mot d’ordre : convaincre de la solidité du projet, de sa fiabilité scénique et de son originalité. Pas facile, mais l’exercice permet aux troupes d’avoir une idée des critères nécessaires pour mener à bien la réalisation d’un spectacle.

La phase des auditions est cruciale, et le stress se ressent dans la voix des étudiants venus défendre leur travail ce mardi matin. Il est 9h, les voix sont encore enrouées et une odeur de café plane dans la salle. Le jury est constitué des deux co-présidents, Baptiste et Margot, et quelques bénévoles de l’association sont également présents. 30 minutes : c’est le délai imparti pour expliquer son projet, répondre aux questions du jury, présenter des extraits. Les premières minutes sont l’occasion pour la compagnie de se présenter presque joyeusement, d’exposer les rôles de chacun : comédiens, scénographes, metteurs en scène ou encore costumiers représentent leur troupe avec dévouement. Mais les questions techniques ne tardent pas à surgir.

« Quel est votre plan de feu ? »
« Avez-vous besoin d’un régisseur ? »
« Pourquoi utiliser cet élément scénique ? »
« Est-ce une interprétation du texte de l’auteur ou une réécriture ? »
« Le spectacle a-t-il déjà été joué ? »
« Comment adapter le jeu des comédiens à la salle qui vous serait attribuée ? »
« Où effectuer les éventuelles répétitions ? »

Car tout garde un aspect hypothétique : si vous êtes sélectionnés pour le festival, comment feriez-vous ceci, ou cela ? Les étudiants répondent avec précision, justifient, argumentent. La tension est palpable, mais la bienveillance du jury est réelle.

Avant de présenter un extrait, on change la lumière. Les comédiens prennent une profonde inspiration. Se glissent dans leur personnage. Silence. Puis ils se lancent, donnent tout, butent sur quelques mots – le stress. Mais la passion est là, la volonté de persuader aussi.

Après chaque passage, le jury se retire pour délibérer rapidement (et reprendre un café). Les votes auront lieu dimanche, mais les avis de chacun paraissent déjà nets. Cette année, les scénographies seraient particulièrement lourdes. Plans de feu conséquents, terre, eau, déambulations, éléments de décor massifs, … l’ATEP3 tente d’imaginer comment s’adapter aux propositions les plus audacieuses.

Plus le temps de parler : on se replonge dans le dossier de la prochaine compagnie, on souligne quelques phrases, on prépare des questions, on partage un meme populaire sur Facebook pour rire un peu avant que les auditions reprennent. Sacré rythme donc, pour l’association : l’organisation semble être un véritable casse-tête. Les changements de salle, les horaires improbables et les irruptions d’enseignants non-avertis au beau milieu des extraits font partie du jeu. Mais les atépiens ne se laissent pas décourager, et la bonne humeur est toujours au rendez-vous.

Les compagnies se succèdent, les projets se suivent mais ne se ressemblent pas. Il faut parvenir à rester alerte pour évaluer chaque proposition équitablement, au-delà des goûts personnels de chacun. L’ATEP3 donne tout, elle fonctionne comme une véritable horloge Suisse tout en laissant place à l’innovation théâtrale : et c’est en cela que le festival À Contre Sens… fait sens !

Les compagnies retenues pour l’édition 2018 du Festival À Contre Sens seront annoncées fin janvier lors d’une soirée de dévoilement. D’ici là, suivez l’actu de l’association sur le site de l’ATEP3 et sur Facebook ; et retrouvez également les news du festival À Contre Sens  sur les réseaux sociaux !

Et surtout : rendez-vous du 14 au 28 mars 2018 pour le festival À Contre Sens !

Et aussi : abonnez-vous à la page Facebook de Nouvelles Vagues pour suivre le déroulement du festival en exclusivité et découvrir les coulisses de l’association !

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